Editions Allia

Chants orphiques

Dino Campana

“Et la prêtresse des plaisirs stériles, la servante ingénue et avide et le poète se regardaient, âmes infécondes, cherchant inconsciemment le problème de leur vie. Mais le soir descendait, message d’or des frissons frais de la nuit.”
La vie désordonnée et aventureuse de Dino Campana se reflète dans les visions hallucinées de ces Chants orphiques, qui oscillent entre journal de voyage et rêverie contemplative. Alternant vers et proses lyriques, ce recueil à la structure fragmentaire est un mélange d’amples suites quasi symphoniques comme La Nuit et de fines notations comme celles du journal intitulé “La Verna”. Témoignage lyrique d’un Orphée sorti des Enfers, ces Chants puisent leur force dans l’éclat d’une parole proche d’une nature érotisée, où rayonnent entre les illuminations de violence, la grâce d’instants apaisés par le souvenir de l’enfance, le sourire de la Muse, la solitude d’une marche. En réussissant à fondre la tradition poétique italienne et la modernité, Dino Campana a livré avec les Chants orphiques une œuvre phare de la poésie italienne.
Traduit de l'italien par David Bosc.

La persistance du sacré

Le travail du fragment

  • La concordance des temps répond à des règles que la concordance des êtres ignore.

    Joker & Mat

  • Je ne suis pas scutenairien, c'est bien plus fort : je suis Scutenaire.

    Mes inscriptions 1945-1963

  • J'aurais aimé avoir Swift pour barbier, Sterne comme coiffeur, Newton au petit déjeuner, Hume à l'heure du café.

    Lichtenberg