Editions Allia

Tuer n'est pas assassiner
Est-il licite de tuer un tyran ?

janvier 2024 - prix: 7 €
format : 100 x 170 mm
80 pages
ISBN: 979-10-304-1809-5 Existe aussi aux formats ePub et PDF


Extrait de “Tuer n'est pas assassiner”

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Tuer n'est pas assassiner

Edward Sexby

“Que l'on considère qu'un tyran, se mettant au-dessus de toutes les lois, et défendant son injustice par une force à laquelle le pouvoir du magistrat n'est pas capable de s'opposer, est au-dessus de toute sorte de punition, au-dessus de toute autre sorte de justice que celle qu'il reçoit du coup de quelque main généreuse. Et certainement l'on aurait mal pourvu à la sûreté du genre humain s'il n'y avait point une espèce de justice pour atteindre aux grandes méchancetés et si les tyrans devaient être ‘immanitate scelerum tuti – en sûreté par la grandeur de leurs crimes’.”
En 1653, après avoir écrasé rivaux et insurrections, Oliver Cromwell dissout le Parlement par la force et prend le titre de Lord Protecteur de la République. Il est la figure même du tyran qui gouverne d’une main de fer. Dans cette Angleterre révolutionnaire, un homme appelle ouvertement au meurtre du tyran qui s’est emparé de la République pour y établir sa dictature.
C’est en 1657, suite à une tentative d’assassinat ratée contre Cromwell, qu’Edward Sexby publie sous le pseudonyme de William Allen le pamphlet Killing no murder (Tuer n’est pas assassiner). L’auteur s’en prend directement à Cromwell. Il dénonce l’illégitimité de son pouvoir, conquis en réprimant la révolution sociale anglaise qui l’avait porté à la tête du pays.
Sexby s’adresse aux soldats et officiers qui ont œuvré à la révolution et sont finalement devenus ses “bourreaux”, des “instruments” de Cromwell. Il s’adresse au peuple, seul souverain de la République, et développe en trois points une argumentation à la logique impitoyable : Cromwell est-il un tyran ? Est-il légitime de tuer un tyran ? Enfin, ce meurtre serait-il utile à la République ? Le pouvoir de commander ne peut se fonder que sur le commandement de Dieu ou sur le consentement des peuples. Or, Cromwell s’est attribué lui-même ce pouvoir et a tué des citoyens. Cromwell doit mourir. Pour le salut de la République, ce meurtre est légitime et nécessaire.
Au fil de l’histoire et des luttes politiques, Tuer n’est pas assassiner fut réédité à de nombreuses reprises, souvent pour viser un nouvel adversaire. Il est ainsi devenu l’une des plus fameuses critiques de la domination, dans la lignée de Machiavel et La Boétie.
En 1653, après avoir écrasé rivaux et insurrections, Oliver Cromwell dissout le Parlement par la force et prend le titre de Lord Protecteur de la République. Il est la figure même du tyran qui gouverne d’une main de fer. Dans cette Angleterre révolutionnaire, un homme appelle ouvertement au meurtre du tyran qui s’est emparé de la République pour y établir sa dictature.
C’est en 1657, suite à une tentative d’assassinat ratée contre Cromwell, qu’Edward Sexby publie sous le pseudonyme de William Allen le pamphlet Killing no murder (Tuer n’est pas assassiner). L’auteur s’en prend directement à Cromwell. Il dénonce l’illégitimité de son pouvoir, conquis en réprimant la révolution sociale anglaise qui l’avait porté à la tête du pays.
Sexby s’adresse aux soldats et officiers qui ont œuvré à la révolution et sont finalement devenus ses “bourreaux”, des “instruments” de Cromwell. Il s’adresse au peuple, seul souverain de la République, et développe en trois points une argumentation à la logique impitoyable : Cromwell est-il un tyran ? Est-il légitime de tuer un tyran ? Enfin, ce meurtre serait-il utile à la République ? Le pouvoir de commander ne peut se fonder que sur le commandement de Dieu ou sur le consentement des peuples. Or, Cromwell s’est attribué lui-même ce pouvoir et a tué des citoyens. Cromwell doit mourir. Pour le salut de la République, ce meurtre est légitime et nécessaire.
Au fil de l’histoire et des luttes politiques, Tuer n’est pas assassiner fut réédité à de nombreuses reprises, souvent pour viser un nouvel adversaire. Il est ainsi devenu l’une des plus fameuses critiques de la domination, dans la lignée de Machiavel et La Boétie.
Traduit de l'anglais par Jacques Carpentier de Marigny

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