On reconnaît un homme aux gens avec qui il s'assemble.
avril
2007
- prix: 6,20 €
format : 100 x 170 mm
112 pages
ISBN: 978-84485-244-1
Extrait de Le Paradis des célibataires
Inventaire de la collection
Où trouver ce livre
Livres du même auteur
Ce livre fait partie de votre parcours
Le Paradis des célibataires
Herman Melville
“Suaves sont les oasis du Sahara ; charmants les îlots d’arbres dans les prairies d’août ; délicieuse l’aiguille de loyauté dans la meule des perfidies ; mais plus suave, plus charmant, plus délicieux ce rêve enfoui au cœur de pierre étourdissant de Londres, le Paradis des Célibataires.”
De 1853 à 1854, Melville, en proie à une profonde crise qui l’empêche de s’atteler à une œuvre de longue haleine, fait paraître une douzaine de nouvelles dans des magazines. Rédigés à la même époque que Bartleby, les contes qui composent Le Paradis des célibataires en constituent le pendant enjoué. Inspirés du voyage de Melville à Londres en 1849, il s’agit de trois histoires doubles, trois diptyques qui se font écho dans un jeu de miroir et de symétrie : “Le Paradis des célibataires” et “Le Tartare des vierges”, “Les Deux temples”, “Le Pudding du pauvre” et “Les Miettes du riche”.
Aux visions londoniennes répondent les souvenirs du sol natal américain. Jamais Melville ne s’est montré aussi libre que dans ces récits. Une étonnante allégresse satirique les traverse, comme si l’auteur avait voulu se décharger un instant du poids du destin qui pèse habituellement sur ses personnages.Le Paradis des célibataires existe bel et bien ; il tient à la fois du club anglais et de l’ordre des Templiers. On peut y croiser le Dr Johnson et Charles Lamb. Ici, le rêve imbibe peu à peu la réalité, le fantastique fissure le quotidien et le lecteur se retrouve entraîné dans un univers parallèle, à l’imperceptible étrangeté. Dans Le Tartare des jeunes filles les femmes semblent vouées à l’enfer. De la même façon, le Pudding du pauvre répond aux Miettes du riche.
Aux visions londoniennes répondent les souvenirs du sol natal américain. Jamais Melville ne s’est montré aussi libre que dans ces récits. Une étonnante allégresse satirique les traverse, comme si l’auteur avait voulu se décharger un instant du poids du destin qui pèse habituellement sur ses personnages.Le Paradis des célibataires existe bel et bien ; il tient à la fois du club anglais et de l’ordre des Templiers. On peut y croiser le Dr Johnson et Charles Lamb. Ici, le rêve imbibe peu à peu la réalité, le fantastique fissure le quotidien et le lecteur se retrouve entraîné dans un univers parallèle, à l’imperceptible étrangeté. Dans Le Tartare des jeunes filles les femmes semblent vouées à l’enfer. De la même façon, le Pudding du pauvre répond aux Miettes du riche.
Le Paradis des célibataires est l’œuvre d’un moraliste, qui voile la satire politique sous la plus séduisante des allégories. Au gré d’inversions et de constants renversements, le vice répond à la vertu, l’hypocrisie religieuse à la foi véritable… et les États-Unis à l’Angleterre. Lequel des deux gagnera le duel ? Pas sûr que la verve de Melville laisse quiconque indemne...
Traduit de l'anglais par Jean-Yves Lacroix.
Image de couverture : Martin Parr.
Image de couverture : Martin Parr.