Editions Allia

Journal et lettres de prison

novembre 1997 - prix: 18,60 €
format : 140 x 220 mm
176 pages
ISBN: 2-911188-42-x

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Journal et lettres de prison

Boris Vildé

“Le procureur est venu ‘faire ma connaissance’. Il m’a promis de demander et d’obtenir ma tête. Cela ne m’a pas impressionné. Plus tard, en y réfléchissant, je fus impressionné par mon impassibilité. Non que j’aie des doutes sur le sérieux de ses paroles. Bien au contraire. Mais cela ne me paraît pas avoir une telle importance. Et pourtant j’aime la vie. Dieu que je l’aime ! Mais je n’ai pas peur de mourir. Être fusillé ce sera en quelque sorte un aboutissement logique de ma vie. Finir en beauté.”
Né en Russie en 1908, Boris Vildé, haute figure de la Résistance, s’installe à Paris en 1932, après une jeunesse romanesque et aventureuse. Il sera à l’origine du réseau du Musée de l’Homme et, comme tel, arrêté par les Allemands en mars 1941. Jusqu’en janvier 1942, il tient son journal à Fresnes, dans l’attente de la mort. Dans ces pages, il fait montre d’une avidité intellectuelle et d’un détachement incroyables, allant jusqu’à entreprendre l’étude du sanscrit quelques semaines avant sa mort. “Il est beau de mourir complètement sain et lucide, écrit-il à sa femme, en possession de toutes ses facultés spirituelles.” Quelques heures après ces mots, il est fusillé au Mont-Valérien, le 23 février 1942.

Précédé de De Saint-Pétersbourg au Mont Valérien par Dominique Veillon et suivi de La Lumière qui éclaire la mort par François Bédarida.

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